Explications
Qu’est-ce qu’une particule fine ?
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La station enregistre les PM 10 et 2.5 uniquement !
Le mot « particule » englobe un ensemble de composés variés. On peut les classifier de différentes façons selon leur origine, leur dimension, leur composition et leur mode de formation.
Sur base de leurs dimensions, on les classe comme :
- poussières sédimentables : ce sont les plus grosses, elles retombent vite et, donc, ne sont pas vraiment des « particules en suspension ». Pourtant, selon leur nature, elles peuvent avoir des impacts importants sur l’environnement et la santé humaine dans les alentours de leur lieu d’émission.
- poussières en suspension : c’est l’ensemble des particules en suspension de diamètre moyen inférieur à 75 microns (soit à peu près le diamètre d’un cheveu).
- PM 10 (PM = Particulate Matter) : particules inférieures à 10 microns
- PM 2,5 : inférieures à 2,5 microns, dites « particules fines ». Très légères, elles peuvent rester plusieurs jours en suspension dans l’air.
- PM 1 : particules ultrafines, de diamètre inférieur à 1 micron.

1 - PM 2.5
Les particules fines sont une catégorie de particules en suspension dans l’air ambiant, d’un diamètre inférieur à 2,5 microns. À l’intérieur de cette catégorie dite PM 2,5 (de l’anglais Particulate Matter). Contrairement aux poussières d’un diamètre supérieur, les particules fines sont d’une masse trop faible pour chuter au sol par simple gravité.
Les particules PM2.5 et PM1 ont en général des vitesses de sédimentation plus faibles et peuvent donc rester en suspension dans l'atmosphère pendant des jours, voire plusieurs semaines. Par conséquent, ces particules peuvent être transportées sur de longues distances et subir des transformations physico-chimiques.
Les particules fines sont des particules dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres. Elles sont désignées sous le terme de PM 2,5 (d'après la terminologie anglaise particulate matter).
Les particules fines se trouvent en suspension dans l'atmosphère, et le demeurent plusieurs jours. Ces aérosols de faibles dimensions ont donc l'opportunité de pénétrer profondément dans les poumons, jusque dans les alvéoles.
Autre particularité de ces aérosols : ils peuvent constituer des noyaux de condensation autour desquels humidité et polluants (plomb, dioxyde de soufre, etc.) s'adsorbent, les rendant plus toxiques encore.
Les PM 2,5 sont donc un vecteur important d'intoxication par les voies respiratoires. Elles peuvent provoquer à court ou long terme des pathologies qui vont de la simple inflammation aux affections les plus graves.
Les effets sur la santé se font sentir à court, mais surtout à long terme :
- exposition de courte durée : on peut voir apparaître des réactions inflammatoires des poumons, des symptômes respiratoires et des effets néfastes sur le système cardiovasculaire.
- exposition de longue durée : les effets sont ici plus importants comme l’aggravation de l’asthme, toux et bronchites chez les enfants, d’une réduction des fonctions pulmonaires et d’une réduction de l’espérance de vie (mortalité cardio-pulmonaire et cancer des poumons).
L’origine des particules en suspension dans l’air est très variée :
- Elle peut être naturelle (par exemple : volcans, érosion due au vent, embruns marins, etc.)
- Elle peut être issue des activités humaines (par exemple : processus industriels, gaz d’échappement des véhicules, usure de la chaussée, des pneumatiques, des pièces métalliques, sel et sable utilisés pendant l’hiver, etc.)
2 - PM 10
Les particules PM10 les plus grosses sont évacuées de l'atmosphère en principe dans les quelques heures qui suivent leur émission, soit par sédimentation soit sous l'effet des précipitations.
3 - LES SEUILS

